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  • julio429

vers une éducation émotionnelle

IJ’ai toujours ressenti le manque d’éducation émotionnelle comme un vide important dans notre société, et tout particulièrement dans mon travail d’accompagnant. Quand on se retrouve en face d’une personne dont la vie a été balayée par des émotions mal vécues ou non digérées, on se dit forcément que nombre de problèmes auraient pu être évités si une sensibilisation aux mécanismes émotionnels avait été possible dès l’enfance...


Un étudiant brillant peut passer à côté d’un examen si son stress prend le dessus. Une personne peut maîtriser un sujet, mais être paralysée par la peur au moment de le présenter à un public. Un sportif, même exceptionnel, peut échouer lors d’une compétition s’il est préoccupé ou en colère…


La première chose que l’on devrait enseigner sur les émotions, c’est à comprendre comment elles fonctionnent et à quoi elles servent. Ce serait le début d’une autre façon de les vivre.L’expérience vous tente ?


Qu’est-ce qu’une émotion ?

On va faire simple : une émotion est une réaction physique, courte, visant à nous faire réagir.

Elle passe généralement par 3 étapes :

  • La phase de charge : le cerveau interprète les éléments que vous percevez, sensoriellement. Par exemple, si vous traversez la route et qu’une voiture vous fonce dessus, vos sens vont capter cette information et la transmettre au cerveau.

  • La phase de tension : le corps réagit aux informations que vous percevez. Et dans un cas comme celui-ci, il réagit vite ! Par exemple en vous faisant faire un bond sur le côté pour éviter la voiture en question.

  • La phase de décharge : Après la réaction, l’émotion a besoin d’être évacuée, elle n’est pas censée rester dans le corps. Il y a plusieurs façons de vivre cette décharge : parfois le corps se met à trembler, il peut y avoir des larmes, de la colère, un besoin de crier ou encore de bouger…

Et là, on se rend compte de deux choses :

Déjà, la réaction émotionnelle a un but. Généralement celui de nous protéger. C’est tout bête, mais ça change déjà quelque chose de le percevoir ainsi !

Ensuite, le fait que la phase de décharge est souvent refoulée. En fait, peu de personnes se permettent de vivre cette phase convenablement. Pour beaucoup ce n’est pas envisageable, “ça ne se fait pas ». Pleurer, crier, montrer qu’on a été touché par ce qu’on a traversé n’est pas simple admis. Et si on ne décharge pas l’émotion, vous vous doutez du résultat : elle reste dans le corps. Elle s’ancre.


Émotions ou sentiment :

Ces mots sont souvent employés comme des synonymes, mais ils expriment pourtant des réalités bien différentes et pour ce programme, il nous semblait important de bien faire comprendre le fonctionnement de ces deux notions.

Tout d’abord, une émotion est forcément de courte durée, quelques minutes tout au plus.

Mais si la phase de décharge n’a pas lieu, si elle stagne dans le corps d’une personne, alors elle peut se transformer et donner naissance à un sentiment. Celui-ci, à l’opposé, peut s’inscrire dans la durée, et être présent pendant des années, et même tout au long d’une vie.

’un sentiment n’a pas besoin, contrairement à l’émotion, d’un déclencheur réel et concret. Il va s’installer et se lier à des pensées et à des comportements, à des éléments qui ne sont parfois pas du tout conscients.

A votre avis, combien de sentiments vivez-vous au quotidien, qui sont le résultat d’expériences passées ?


toutes les émotions sont utiles et intéressantes.

On peut apprécier certaines émotions plus que d’autres bien sûr, c’est une perception subjective, mais cela n’empêche pas une émotion que l’on n’aime pas d’avoir une fonction importante ! La peur par exemple, nous aide à réagir rapidement. La colère peut nous aider à stopper une situation difficile. La tristesse permet d’évacuer, de nettoyer….


Ce qui est intéressant c’est de comprendre ce que l’émotion cherche à nous faire faire, et de décider à partir de là si l’on accepte ou non la direction qu’elle propose. Pour le dire autrement, c’est apprendre à comprendre le mécanisme derrière l’émotion qui va permettre à une personne de pouvoir l’influencer, soit pour la renforcer, soit pour changer de cap.


apprendre à dialoguer avec nos émotions.

Des séances conçu comme une aventure émotionnelle


Les émotions ont un rôle, elles nous aident à vivre, mais il convient pour les rendre constructives, de comprendre qu’elles sont une porte d’accès à quelque chose qui se joue en nous à un niveau plus profond. Alors, autant aller voir derrière non ?


Imaginez qu’une émotion est comme une porte d’entrée ? Qu’est-ce que vous pourriez trouver derrière ? C’est une question que je vous invite à vous poser la prochaine fois qu’une émotion délicate à vivre se présentera à vous… Les réponses qui nous viennent alors sont passionnantes, surprenantes !

Certaines émotions nous protègent de choses anciennes et révolues, d’autres ont été désirées même si on a oublié pourquoi à un niveau conscient…

Une émotion ne vient pas sans raison. Elle a un sens, une direction, un but. L’idée est d’aller chercher la source de ses émotions, ce qui provoque des états de compréhension et des prises de conscience qui peuvent profondément changer une personne, et la libérer de certaines limites.

l y aurait beaucoup d’autres choses à écrire sur ce sujet. A mon sens, explorer ses émotions, c’est partir dans un voyage intérieur. C’est se donner l’occasion de se libérer des sentiments qui nous encombrent, de dépasser nos résistances et nos peurs. C’est une façon de s’approprier sa matière émotionnelle et de façonner les ressentis que nous voulons éprouver au quotidien. Je suis certain d’une chose : les émotions ça s’explore, on peut apprendre à les connaître et à s’en servir. Et cet apprentissage peut changer une vie. Qui sait, peut-être que ces connaissances seront un jour reconnues comme suffisamment importantes pour être transmises à l’école


texte original Kevin Finel


Julien Viricel

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